WASHINGTON, 9 juillet 2026 – La ventilation en pression positive intermittente (VPPI) semble plus efficace que la pression positive continue (PPC), l’une et l’autre par voie nasale, chez les nouveau-nés très grands prématurés avec un syndrome de détresse respiratoire, selon un essai clinique chinois.
L’assistance respiratoire optimale reste débattue chez les nouveau-nés, notamment prématurés, atteints d’un syndrome de détresse respiratoire, rappellent le Dr Hui Zhang du troisième hôpital de l’université de Pékin et ses collègues dans JAMA Network Open.
Dans cet essai multicentrique, ils ont comparé deux approches administrées par voie nasale, la VPPI et la PPC, comme assistance ventilatoire primaire, avant l’administration mini-invasive de surfactant, dans l’objectif de réduire l’intubation dans les 72 heures.
Une population cible de 960 nouveau-nés très grands prématurés (nés entre 24 et 29 semaines d’âge gestationnel) était prévue, mais l’étude a été interrompue prématurément après en avoir inclus 312, qui avaient 28 semaines d’âge gestationnel en médiane.
Le critère principal était l’échec de la ventilation non invasive (VNI), défini par le recours à l’intubation et à la ventilation mécanique invasive dans les 72 heures après la naissance, concernant 26,1 % des enfants sous PPC et 13,2 % sous VPPI, soit une différence statistiquement significative dépassant la marge de la non-infériorité et démontrant l’infériorité de la PPC.
Le taux d’échec de la VNI à sept jours était également supérieur avec la PPC, de 27,5 %, contre 15,1 %.
En revanche, l’incidence des complications était similaire entre les deux groupes, notamment une persistance du canal artériel significative sur le plan hémodynamique, une hypertension pulmonaire persistante, une pneumonie ou une rétinopathie sévère.
Dans cet essai clinique, qui a pris fin prématurément en raison de l’infériorité de la PPC, il apparaît que la VPPI par voie nasale synchronisée avec l’administration du surfactant chez les très grands prématurés réduit le risque d’échec de la VNI dans les 72 heures, concluent les chercheurs.
Des travaux doivent cependant être menés pour confirmer le bénéfice observé au long cours et la possibilité de généraliser ces résultats.
(JAMA Network Open, publication en ligne du 30 juin)
